Marianne Joconde répond sur le respect du corps et du consentement à la Conférence Journée internationale des droits de la femme à Paris 16ème Maison de l'Afrique

Publié le 10 mars 2026 à 08:18

Invitée par le réseau association La Dynamique des femmes Makoua pour le développement samedi 7 mars 2026, Marianne Joconde répond sur le respect du corps et du consentement à la Conférence Journée internationale des droits de la femme.
Maison de l'Afrique, 4 rue Galilée Paris 16ème.

Marianne Joconde, invitée

Mariane Joconde

La violence ne se limite pas aux cris et aux gestes. La violence peut aussi s'installer à cause du vide créé dans la relation ou la vie de couple

Une femme, mariée ou non, a le droit de ne pas avoir toujours envie de relations sexuelles. Son corps n’est pas une mise à disposition permanente pour satisfaire des appétits masculins. Le consentement n’est pas un acquis : il se renouvelle, il se respecte.Mais il faut aussi oser dire une chose : un couple se construit sur la connaissance mutuelle des besoins et des désirs. Dès le départ, il est essentiel d’en parler clairement, en sachant que ces besoins peuvent évoluer avec le temps. Se comprendre, s’écouter et parfois se faire accompagner est une force, pas une faiblesse.

Car la frustration existe aussi. Un homme peut souffrir d’un manque d’intimité et vivre la masturbation comme une compensation triste de ce qui lui manque dans la relation. Voilà pourquoi les fondations d’un couple se construisent dans la vérité, le dialogue et la conscience des besoins de chacun.La violence silencieuse.

La violence ne se résume pas aux cris ou aux gestes. Elle peut aussi s’installer dans le vide : quand il n’y a plus de discussions, plus de projets communs, plus de loisirs partagés, plus de lien.

Une femme à haut potentiel a profondément besoin de sens, de connexion intellectuelle et émotionnelle. Si la relation se réduit à un simple acte sans âme ni échange, le désir disparaît. Alors l’esprit cherche ailleurs ce que le cœur ne trouve plus.

Et pourtant, ces femmes sont souvent jugées. On parle d’elles sans connaître leur histoire, leurs blessures, leurs combats. On oublie que certains traumas – notamment professionnels – peuvent fragiliser profondément une personne lorsqu’il n’y a ni écoute ni soutien.

Avant de juger, il faudrait peut-être apprendre à comprendre.

Avant de juger, il faut comprendre

Illiustrations : Marianne Joconde, Influenceuse ;

Terache Vickos Kouda, présidente association Les Doux Nids des Anges (Billancourt).

Maison de l'Afrique, 4 rue Galilée Paris 17ème. Conférence Journée internationale des droits de la femme organisée par l'association La Dynamique des femmes Makoua pour le développement, association intervenante au Congo-Brazzaville.

Marianne Joconde
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Commentaires

Leroy
il y a 6 jours

Merci énormément pour cet article, je suis honorée. La Marianne Joconde.